Plus d'infos sur les cartes


La compilation de cartes mondiales ci-dessus, fut réalisée à partir de la carte des anomalies de températures que voici, qui fut publiée le 22 janvier 2010 sur le site de la NASA. Elle situe les régions du monde où le réchauffement a été le plus intense entre 2000 et 2009, par rapport aux températures moyennes enregistrées entre 1951 et 1980. Cette carte est la dernière d'une série de 13 qui commence en 1880.



Pour la concentration en CO2, j'ai utilisé l'une des 146 cartes d'une animation de la NASA, conçue à partir des mesures de la concentration en monoxyde de carbone à 12 mille pieds (3,6 km) au dessus du sol. Ces 146 cartes sont toutes différentes, puisqu'elles correspondent à des observations mensuelles pendant plus de dix ans. Sur ces cartes, les zones les plus chargées en carbone sont en rouge foncé, et celles où il est absent sont en gris. Le choix du mois de septembre 2005 (ci-dessous) a été fait en estimant qu'il était proche de la carte moyenne qu'il eut été préférable d'avoir.


Le monoxyde de carbone CO est issu de la combustion du pétrole et du charbon, comme le CO2. On remarque que les zones les plus chargées en carbone ne sont pas situées au-dessus des régions qui en émettent le plus (au-dessus des centrales thermiques au charbon de Chine et des torchères du golf persique), mais là où les vents dominants emportent ces gaz. Ces gaz sont donc logiquement très concentrés dans les deux zones de basses pression où l'air monte de l'hémisphère Sud, au Sud de l'Afrique et au centre de l'Amérique du Sud. Or, ces zones, où le CO2 est le plus abondant, ne correspondent pas du tout à celles où le réchauffement est le plus important. 

Sur ma compilation, j'indique aussi le trajet des vents dominants (les flèches noires). Cette information vient de la carte des vents dominants de surface du portail Eduscol.education.fr.



Nous voyons que les zones de hautes pressions (ou anticycloniques) sont indiquées par un plus et les zones de dépression par un moins ; que les masses d'air tournent autour des anticyclones, dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Nord, et dans le sens inverse dans l'hémisphère Sud. Mais nous voyons aussi que cette carte n'indique pas que les régions polaires sont des zones de hautes pressions, alors que cette information est importante pour  comprendre les climats, et pour expliquer le réchauffement de la pointe de l'Antarctique qui ne peut que venir de la cellule de convection polaire de l'hémisphère sud, vu les puissants vents océanique d'Ouest.