Des solutions négligées

Nous savons que la résolution du problème du réchauffement climatique dépend du développement de nouvelles sources d'énergie. Mais lesquelles ? En étudiant cette question, j'ai découvert des nouvelles possibilités.

Des éoliennes beaucoup plus puissantes


Il faut savoir que l'énergie du vent est officiellement calculée avec une formule fausse. Elle utilise le poids de la masse d'air qui traverse la surface balayée par les pales des éoliennes, au lieu d'utiliser celui de l'air qui les pousse vraiment. Par exemple, pour calculer l'énergie produite au m² par un vent de 10 m/s, la formule actuelle utilise le poids de 10 mètres cubes d'air (environ 10 kg), pour la raison (injustifiée) qu'il y 10 mètres cubes d'air qui traversent les surfaces d'un mètre carré quand le vent souffle à cette vitesse. 

Le problème, c'est que la plupart des molécules d'air qui traversent la surface balayée par les pales des éoliennes ne les touchent pas. Croire que c'est la surface de balayage qui détermine la puissance des éoliennes n'est donc pas réaliste. C'était plausible quand les éoliennes étaient de petite taille et qu'elles tournaient très vite, mais plus maintenant. Le bon sens nous suggère que c'est la masse des molécules qui s'écrasent contre les minces pales des éoliennes qui doit les pousser.

La vérité, c'est que plus des molécules se déplacent vite, moins elles peuvent dévier de leur trajectoire. La masse de matière qui pousse les obstacles qu'elles rencontrent fait donc le poids d'un très long train de molécules, un train d'autant plus long qu'elles se déplacent vite. Autrement dit, plus les vents sont rapides, plus elles sont nombreuses à s'empiler derrière les obstacles qu'elles poussent. C'est le poids de cet amas qui augmente avec la vitesse du vent et qu'il faudrait utiliser pour calculer l'énergie des vents. Si la formule de calcul actuelle nous donne un résultat juste par rapport aux mesures, c'est uniquement parce que le poids de cet amas doit être proche de celui de la masse d'air qui traverse la surface que nos éoliennes balaient. Dans mes textes, je donne beaucoup d'arguments qui vont dans ce sens et je décris des éoliennes qui n'ont jamais été réalisées ni testées correctement.




Nous pourrions prouver que ce concept est juste en réalisant les éoliennes décrites (ici). Nous verrions alors qu'il est possible d'obtenir beaucoup plus d'énergie avec le vent. Des centrales offshores et flottantes très différentes de celles qui se font aujourd'hui sont possibles. Elles pourraient transformer l'énergie du vent en hydrogène, et nous pourrions utiliser cet hydrogène pour produire de l'électricité partout. 

Face à cela, notre principal adversaire est un énorme conformisme. La formule de calcul de l'énergie du vent est comme la théorie de l'effet de serre, évidemment fausse. La théorie cinétique des gaz l'est aussi, comme beaucoup de preuves nous le démontrent, et comme je l'explique (ici).

Des centrales thermiques à basse température


Les centrales thermiques à basse température ne sont pas nouvelles. Les premières apparurent avec le développement de l'énergie thermique des mers (ou ETM) grâce à au travaux de l'ingénieur, chimiste et physicien français Georges Claude (1870-1960). Mais elles ne furent pas à la hauteur des espoirs qu'elles avaient suscités, à mon avis, pour des erreurs qu'il eut fallu corriger. L'idée de pomper de l'eau froide avec des conduites géantes à des centaines de mètres de profondeur, n'était pas bonne.

Pour obtenir des rendements élevés avec ces machines, il faut utiliser les eaux de surface des mers froides comme source froide, et utiliser des éoliennes pour produire de la chaleur et l'évaporation du fluide. Vu les progrès qui ont été fait dans les domaines des pompes à chaleur, de l'éolien et des centrales  thermiques, créer des centrales offshores de ce type ne devrait pas poser de problème. En associant des moteurs thermiques à l'énergie éolienne, nous devrions obtenir beaucoup plus d'énergie qu'avec l'éolien seul, et sans émission de vapeur d'eau.



Des conduites forcées en circuit fermée


L'énergie des centrales hydrauliques vient principalement de la hauteur de leur chute d'eau. Il faut penser à la pression de l'eau domestique. Elle est de trois bars, parce qu'elle descend de trente mètres. C'est pour cela que les plus puissantes centrales hydroélectriques du monde sont en montagne, car elles exploitent des dénivelés de plusieurs centaines de mètres (comme celle de Bieudron en Suisse, qui a la même puissance qu'une centrale nucléaire quand elle tourne à plein régime). Ces centrales nous démontrent que des petits débits d'eau peuvent produire beaucoup d'énergie, et que les barrages servent surtout à réunir des cours d'eau et à créer un dénivelé artificiel quand il n'y en a pas, comme dans les plaines. Ceci veut dire que sur toutes les îles montagneuses, chaudes et bien arrosées (comme l'île de la Réunion), nous pourrions installer des conduites forcées sans faire de barrages.

En Août 2006  j'ai eu une nouvelle idée. Je me suis demandé s'il n'était pas finalement possible de créer des conduites forcées en circuit fermé. Elles reproduiraient le cycle de l'eau, mais en utilisant des fluides qui s'évaporent et se condensent plus facilement (comme le butane). Pour faciliter les changements de phases, nous utiliserions un compresseur ; et pour avoir un dénivelé important et une source froide infini, la mer. A la base du dispositif, la pulvérisation du liquide frappant les pales de la turbine réceptrice favoriserait sa transformation en vapeur. Et la dépression créée par le compresseur ferait de même. (Plus d'explications ici).



En prenant ces directions, la sortie du nucléaire ne serait pas catastrophique, puisque ses employés et ses ingénieurs pourraient œuvrer au développement de ces filières passionnantes où beaucoup de recherches et d'innovations sont possibles.