Les expériences en laboratoires

On entend souvent dire que des expériences de laboratoire auraient démontré l'existence de l'effet de serre et l'influence du CO2 sur le climat. Et dernièrement, nous avons vu sur ARTE, la chaîne de télévision franco-allemande, un reportage sur une expérience réalisée par l'institut Max Planck de Jena qui semblait en apporter la preuve.

En réalité, cette expérience ne faisait que comparer la température d'un bac contenant de l'air ordinaire à celle d'un bac auquel on ajoutait du CO2. On voyait la température de ce dernier monter ainsi que celles des journalistes qui se demandaient comment on pouvait ne par croire en l'effet de serre après une expérience aussi convaincante. Le problème, c'est que cette élévation de température ne venait pas d'un renvoi des infrarouges par le CO2, mais de sa capacité thermique massique (autrefois appelée chaleur massique) qui est moins élevée. Autrement dit, une même quantité de chaleur donne une température plus élevée à une atmosphère qui contient beaucoup de CO2.

Pour mieux saisir ce que cela signifie, il faut penser à l'expérience de physique élémentaire que nous faisons pour comparer les chaleurs massiques de l'eau et du pétrole. On place le même poids de ces liquides dans deux bacs isothermes, que nous chauffons avec le même nombre de calories grâce à une résistance électrique (thermoplongeur). On observe alors que lorsque la température de l'eau s'est élevée de 2 degrés, celle du pétrole s'est élevée d'environ 4 degrés. Et nous en déduisons que pour élever la température de 1 g de pétrole de 1°, il faut deux fois moins de calories que pour 1 g d'eau ; et que la capacité thermique massique du pétrole est deux fois plus faible que celle de l'eau. 

C'est aussi le cas pour le CO2 par rapport à l'air. Elle est de 650 Joule par kilogramme et par degré pour le CO2, alors qu'elle est de 1004 J/(Kg.K) pour l'air. L'expérience du laboratoire de biogéochimie de Jena ne fait donc que prouver une différence de capacité thermique entre deux compositions gazeuses. Mais l'idée de vérifier expérimentalement l'existence de l'effet de serre est bonne. Pourquoi ne pas consacrer quelques milliers d'euros à une expérimentation contrôlée par des scientifiques et des médias. 

Le but de cette expérience n'est pas de démontrer que la température d'une mini-serre chargée en CO2 est plus élevée que celle d'une serre identique contenant de l'air normal, mais de vérifier si l'effet radiatif du CO2 est réel ou pas. Pour cela, il faut employer des serres équipées de deux compartiments, comme celle qui j'ai dessinée ci-dessous.

 

Elles seraient exposées au rayonnement d'une lampe, ou directement au rayonnement solaire, pour qu'il n'y ait pas de contestation possible. Nous pourrions aussi les orienter pour que les rayons du soleil frappent leur sol (1) à la verticale, et nous pourrions faire varier la nature de leur sol.
 
La partie (2) contiendrait une atmosphère normale, contrairement à la partie (5), où nous ferions varier le taux de CO2 jusqu'à des maximum proches de cent pour cent. Pour que l'influence des gaz à effet de serre sur la partie (2) ne vienne pas d'une conduction, les deux chambres seraient séparées par un double vitrage. Et pour limiter les influences extérieures, ces serres seraient protégées par un isolant (4). 

Les mesures précises des températures et du poids des gaz utilisés ne devraient pas  poser de problème. D'après la théorie officielle, des très petites quantités de CO2 devraient avoir une forte influence. Ainsi, le fait de doubler sa proportion, de la faire de passer de 0,04% à 0,08% devrait faire augmenter la température de la partie (2). En la mesurant précisément, nous pourrions calculer le nombre de Joules ou de Watts qu'un poids connu de CO2 peut amener lorsqu'il est soumis au rayonnement solaire. 

A l'aide des ces résultats, nous pourrions vérifier si les milliers de Gigatonnes de CO2 que nous mettons chaque année dans l'atmosphère terrestre, produisent plus de chaleur que les substances que nous brûlons. Finalement, nous pourrions savoir si la théorie de l'effet de serre est une illusion ou pas pour un faible coût, et économiser des milliards. 

Une autre expérience peu coûteuse


Dans le commerce, nous trouvons des bouteilles isothermes transparentes pour conserver la chaleur du thé. Elles possèdent pour cela une double paroi en verre avec un vide entre les deux. Le thé peut ainsi rester chaud plus longtemps que dans une bouteille ordinaire, mais sa température diminue tout de même. D'où vient cette perte  de chaleur ?
 

Vient-elle, comme on le pense, d'une fuite d'énergie sous forme de photons et d'ondes infrarouges ? Ou vient-elle d'une conduction, d'une fuite de la chaleur par le bouchon de ces bouteilles, par les matériaux qui lient les deux parois en verre, et par les molécules gazeuses qui restent entre les parois ? Si ces facteurs étaient supprimés, si les deux récipients en verre n'étaient pas en contact (mais suspendus magnétiquement ou par un fil) et si le vide était parfait, à quelle vitesse ces pertes se produiraient-elles ?


A mon avis, nous verrions que le liquide reste chaud très longtemps, alors qu'il peut être réchauffé très rapidement avec des micro-ondes ou avec une lampe qui produit un rayonnement chauffant.


Dans cette expérience, vous avez compris que le récipient plein de liquide qui flotte dans le vide représente la Terre, et que la lampe extérieur qui le réchauffe est comme le soleil. Nous pourrions, tant qu'à faire, voir les conséquences des changements de formes, de volumes et de matières, vérifier si les résultats de l'expérience sont les mêmes quand le milieu extérieur est très chaud ou très froid, et vérifier s'ils sont influencés par le gravité et le magnétisme.


Il est possible que ces essais n'aient jamais été faits, pour la simple raison qu'ils porteraient un coup fatal aux théories du bilan radiatif et de l'effet de serre. Nous aurions la preuve que le rayonnement émis est beaucoup moins puissant que le reçu. Et si la lampe qui éclaire le liquide n'est pas trop puissante, elle devrait uniquement faire monter sa température de quelques degrés.