Le verdict des cartes mondiales

La carte que voici est une compilation de cartes montrant la position des vents dominants, des centrales nucléaires (en jaune) des torchères (en vert) et des centrales au charbon (en gris), du réchauffement (en rouge) et des concentrations en CO2 (en gris bleuté).


Elle nous montre que les régions du globe où il y a le plus de CO2 dans l'atmosphère ne correspondent pas du tout à celles qui se réchauffent le plus. Et quand nous suivons le trajet des vents dominants, nous voyons bien que le réchauffement ne peut pas venir du Golf Persique et de la Chine, puisque le carbone émis par ces pays se retrouve concentré sur des zones où la température n'a pas changé en 50 ans.
 
Pour lever les doutes sur la validité de cette compilation, elle est détaillée en page annexe. Le fait que les augmentations de températures soient liées aux vents, aux réchauffements et déplacements des masses d'air est évident, surtout si nous tenons compte des grandes cellules de convection atmosphériques. Ces dernières expliquent parfaitement le réchauffement marqué de la Péninsule Antarctique en-dessous du Brésil et de l'Argentine.

L'influence des cellules de convection


L'existence de grandes cellules de convection atmosphériques a été pressentie dès le 17ème siècle par l'astronome anglais Edmond Halley. Aujourd'hui, elles sont représentées dans beaucoup de dessins comparables aux deux figures ci-dessous. La hauteur de l'atmosphère n'est pas à l'échelle, très exagérée par rapport aux dimensions de la Terre.

 

Il y a donc trois grandes cellules de convection, appelées de Hadley, de Ferrel et polaire, qui dominent la circulation atmosphérique de l'air. Nous voyons qu'il est ascendant au niveau de l'équateur et des moyennes latitudes, et descendant au niveau des trentièmes parallèles et sur les pôles, deux zones où l'évaporation est faible. Ces cellules sont à l'origine des vents de surface et du déplacement des grandes masses d'air froides et chaudes. Les très basses température des régions polaires ne viennent pas d'un manque d'ensoleillement (comme on le pense) mais de l'air très froid (-56°C en moyenne) de la tropopause qui descend sur elles.
 

D'où vient le dérèglement climatique


En réfléchissant à l'énergie de ces grands courants de convection, on comprend que c'est par le biais de la vapeur d'eau que la plus grande partie de la chaleur que nous produisons atteint la haute atmosphère ; et qu'elle doit principalement redescendre sur les régions les plus froides de la Terre. (Voir les détails de cette analyse ici). Nous comprenons aussi que plus nous envoyons de l'air chaud vers l'arctique, plus il nous renvoie de l'air froid au niveau du sol. En conséquence, le problème à résoudre n'est pas celui d'un réchauffement global, mais celui de déséquilibres locaux liés à des activités humaines. Auquel cas, toutes les politiques énergétiques seraient à revoir. Les centrales thermiques à haute température seraient à proscrire, et les systèmes de refroidissement des centrales qui permettent une dissipation de la chaleur dans les mers, les sols et l'air ambiant seraient préférables à ceux qui créent beaucoup de vapeur d'eau.