Le leurre des moyennes

Nous avons vu que le réchauffement très intense de certaines régions de la Terre venait sans aucun doute de la chaleur produite par d'autres régions. Mais officiellement, on estime qu'il vient d'un effet de serre et pour cela, on insiste sur le fait qu'il est mondial. En anglais, il est d'ailleurs appelé "Global Warming". Le problème, c'est qu'en partant de ce principe, on attache beaucoup d'importance à la température moyenne de l'atmosphère terrestre, alors qu'elle ne veut rien dire si le réchauffement de certaines régions produit un refroidissement d'autres régions. 

Comme je l'ai déjà dit, la chaleur que nous produisons doit faire augmenter le flux des cellules de convection polaires. Plus la France produit de l'air chaud, plus elle fait descendre de l'air froid polaire au niveau du sol sur l'Europe. En d'autres termes, l'augmentation du flux d'air froid réchauffé que nous faisons descendre sur l'Arctique doit logiquement faire venir plus d'air froid de cette région pour remplacer l'air chaud que nous produisons et qui monte en permanence. Ou encore, quand nous faisons augmenter la température de l'air au-dessus de la France, nous créons une baisse de pression qui aspire principalement l'air venant du Nord, puisque c'est au Nord que les masses d'air sont les plus froides et lourdes. Ce phénomène doit se traduire par des hivers plus doux et des étés moins chauds. Il faudrait se pencher sur les relevés des températures de Météo France pour savoir si cela a bien été constaté.

Cette théorie pourrait expliquer pourquoi le printemps fut froid en France en 2013 alors qu'il faisait très chaud en Suède, et pourquoi l'été fut plutôt froid alors que l'ensoleillement a été très important. Dans la vallée du Rhône les nuits ont été souvent fraiches à cause d'un très léger vent du nord.

L'indicateur des températures moyennes peut donc nous induire en erreur. Le ralentissement du réchauffement aussi. Au début du 20ème siècle, la température du Groenland ne dépendait que du soleil et de la chaleur interne de la Terre. Aujourd'hui, la chaleur que nous produisons vient en plus. Ce surplus devrait faire augmenter sa température moyenne de quelques degrés (de la même façon que lorsque nous mettons un radiateur électrique dans une pièce fermée, il ne fait pas monter la température indéfiniment). On peut comprendre que plus nous approchons de cette température, moins elle augmentera d'une année sur l'autre. Toute la question est de savoir si tous les changements amenés par le surplus de chaleur sont supportables ou pas.

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