Le facteur émotionnel

Tout homme est sensible aux histoires et schémas qui simplifient les théories, comme cette représentation de l'effet de serre que nous voyons partout. Elle nous suggère que le CO2 formerait comme une couverture infranchissable à 15 km au dessus du sol.

     
En réalité, l'atmosphère contient très peu de CO2, moins de0,04%. On parle de 339 partie par million, ou ppm. Concrètement, cela ne fait qu'une molécule de CO2 pour 2500 d'azote, d'oxygène et de vapeur d'eau. C'est l'équivalent d'un dé à coudre par litre d'air. Par rapport à la surface d'une serre de 100 m², c'est la dimension d'une feuille de cahier d'écolier. 

De plus, le dioxyde de carbone ne peut pas former une couverture comme sur le schéma, parce que le CO2 (44g/mol) est plus lourd que le dioxygène O2 (32g/mol) et le diazote N2 (28g/mol) qui forme 98% des gaz de l'atmosphère. En raison du principe d'Archimède, il est donc enclin à rester près du sol. Sans compter que les gaz se raréfient avec l'altitude. Nous savons qu'il y a 5 fois moins d'oxygène au sommet de l'Everest. Il y a donc encore moins de CO2 à cette altitude et il est encore plus rare à 15km du sol. 

La théorie de l'effet de serre utilise donc un schéma sans rapport avec la réalité. Nous le trouvons reproduit partout alors qu'il trompe les esprits. Pourquoi un tel succès ? Peut-être parce que cette théorie véhicule une vérité importante : l'homme est responsable du réchauffement. 

Le problème, c'est qu'elle n'est pas la seule explication  possible et qu'elle est fausse. Beaucoup de personne croient en l'effet de serre, en pensant qu'il faut réduire les émissions des gaz à effet de serre pour permettre aux Maldives et aux Pays-bas de ne pas être engloutis et sauver la planète. Elles font confiance aux médias, aux scientifiques et aux idées consensuelles, sans penser qu'en défendant cette théorie, elles défendent en réalité une idéologie qui fut utilisée pour favoriser le développement du nucléaire, du nucléaire qui ne produit pas de CO2, mais qui produit en revanche beaucoup de chaleur et de vapeur d'eau. On ne se méfie pas assez du facteur émotionnel et du poids des intérêts en arrière plan des croyances collectives.  

Pour beaucoup, les mots CO2 et réchauffement sont devenus des synonymes. Le CO2 et l'effet de serre sont pris pour des causes évidentes du réchauffement parce qu'ils sont associés au réchauffement, qui est évident. C'est une pétition de principe. En partant du principe que le réchauffement climatique ne peut venir que d'un effet de serre, toutes les nouvelles preuves du réchauffement sont vues comme des nouvelles preuves de l'effet de serre. Elles nous donnent le sentiment qu'il est plus que prouvé. Elles nous font voir d'un très mauvais œil les arguments contre l'effet de serre et ceux qui les apportent, d'autant plus si le combat contre le réchauffement climatique nous tient à cœur, nous coûte et nous rapporte.